Tlemcen s’apprête à devenir, pendant cinq jours, le point de rencontre de la création numérique algérienne. Plus de 200 professionnels et amateurs venus de différentes wilayas sont attendus au premier Festival national des créateurs de contenu, organisé par la direction de la Jeunesse et des Sports en coordination avec l’Association de wilaya des activités de jeunesse et des sports.
Placée sous le slogan « Une jeunesse qui crée, une identité nationale qui se construit », cette première édition ambitionne de repérer de nouveaux talents et de renforcer leurs compétences.
Une sélection organisée dans les wilayas
La participation n’est pas automatiquement accordée après l’inscription. Les candidatures sont d’abord déposées sur la plateforme numérique « Mahrajani », avant une sélection assurée par les directions de la Jeunesse et des Sports dans les différentes wilayas.
Les candidats doivent disposer d’une chaîne ou d’une page active sur une plateforme numérique. Les membres des clubs de créateurs de contenu installés dans les établissements de jeunesse peuvent également se présenter, selon les conditions communiquées par les organisateurs.
Ce système doit permettre à chaque wilaya de désigner ses représentants.
Des contenus produits pendant le festival
Le programme comprend un concours individuel organisé durant toute la manifestation. Les participants devront créer des productions consacrées notamment à la prévention de la consommation de drogue chez les jeunes, à la promotion du tourisme et à l’histoire de l’Algérie.
Les travaux seront examinés par un jury réunissant des enseignants universitaires et des spécialistes des médias numériques, de l’audiovisuel et du marketing électronique, indique l’APS.
Le choix de sujets liés au tourisme ouvre une possibilité directe pour Tlemcen. Les vidéos réalisées pendant le festival pourront valoriser le patrimoine historique, culturel et architectural de la wilaya.
Une récompense de 500 000 dinars
La première place dans la catégorie professionnelle sera récompensée par un prix de 50 millions de centimes, soit 500 000 dinars, selon l’annonce du ministère de la Jeunesse.
Des ateliers pour professionnaliser les participants
Le festival ne se limitera pas à une remise de prix. Des ateliers porteront sur la réalisation de vidéos courtes, l’écriture de scénarios adaptés aux plateformes numériques, l’éthique du contenu et la responsabilité en ligne.
Ces formations ciblent plusieurs compétences essentielles à la professionnalisation : concevoir une idée, structurer un récit, maîtriser les formats courts et publier en tenant compte des responsabilités liées à l’exposition publique. Des créateurs viendront également présenter leurs expériences.
Des rencontres sont par ailleurs annoncées entre les participants, des experts et des organismes chargés d’accompagner les projets numériques. Ce volet peut favoriser la création de collaborations et aider certains jeunes à structurer leur activité.
Une vitrine pour l’économie créative locale
L’accueil de plus de 200 participants peut produire des retombées immédiates pour l’hébergement, la restauration, les transports et les lieux visités. Des sorties touristiques figurent d’ailleurs au programme, donnant aux créateurs l’occasion de produire des images de Tlemcen et de les diffuser auprès de leurs communautés.
L’enjeu économique dépasse néanmoins les cinq jours de la manifestation. Pour faire émerger une activité locale durable, le festival devrait permettre aux créateurs de rencontrer des entreprises, des institutions culturelles, des opérateurs touristiques ou des agences susceptibles de leur confier des projets.
