La rupture diplomatique produit ses premières conséquences. Depuis vendredi à 00 h 00, les appareils civils et militaires immatriculés aux Émirats arabes unis ne peuvent plus emprunter l’espace aérien algérien lorsqu’ils proviennent de ce pays ou s’y rendent.
La mesure a été annoncée jeudi soir par le ministère de la Défense nationale. Elle intervient quelques heures après la décision d’Alger de rompre ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi.
Une interdiction entrée en vigueur à minuit
Selon le communiqué relayé jeudi par l’Algérie Presse Service, la fermeture concerne l’ensemble des aéronefs civils et militaires enregistrés aux Émirats arabes unis, en provenance ou à destination du territoire émirati.
L’interdiction est désormais applicable. Le texte ne précise pas sa durée ni les modalités de contrôle retenues par les autorités aéronautiques algériennes.
Cette décision élargit au secteur aérien les conséquences de la crise entre les deux pays. Jeudi matin, le gouvernement algérien avait annoncé la rupture des relations diplomatiques, après avoir accusé les autorités émiraties d’« agissements provocateurs ou hostiles ».
Abou Dhabi espère une mesure « temporaire »
Les Émirats arabes unis ont réagi jeudi soir à la rupture diplomatique. Dans un communiqué diffusé par l’agence officielle WAM, le ministère émirati des Affaires étrangères a exprimé l’espoir que la décision algérienne soit « temporaire ».
Abou Dhabi a également affirmé rester attaché aux relations entre les populations des deux pays. Le communiqué évoque notamment la communauté algérienne établie aux Émirats arabes unis ainsi que les ressortissants algériens qui s’y rendent.
Une crise en plusieurs étapes
La séquence s’est déroulée en moins de vingt-quatre heures. Alger a d’abord annoncé la rupture des relations diplomatiques jeudi matin. L’ambassadeur des Émirats arabes unis a été convoqué au ministère algérien des Affaires étrangères et un délai de 48 heures lui a été accordé pour se conformer à cette décision.
