Deux victoires municipales obtenues en mars avec de faibles écarts sont désormais examinées par la justice administrative. Idir Boumertit a remporté Vénissieux avec 25 voix d’avance sur la maire sortante Michèle Picard. À Vaulx-en-Velin, Abdelkader Lahmar a devancé la sortante Hélène Geoffroy de 104 voix.
Des irrégularités concernant d’autres listes
À Vaulx-en-Velin, la rapporteure publique s’est penchée sur l’annulation de 693 bulletins destinés à une liste divers centre. La nationalité néerlandaise d’une colistière n’avait pas été mentionnée sur les documents électoraux. Selon ses conclusions, cette irrégularité pourrait remettre en cause la sincérité du scrutin.
À Vénissieux, le dossier porte sur les déclarations de domiciliation de la tête d’une liste RN-UDR et de certains de ses colistiers. La rapporteure publique y voit une intention frauduleuse. Compte tenu de l’écart de 25 voix entre les deux premières listes, elle recommande également d’annuler cette élection.
Les irrégularités examinées ne sont donc pas attribuées aux listes menées par Boumertit et Lahmar. Leur conséquence éventuelle concerne toutefois l’ensemble du résultat dans chacune des deux communes.
Un avis, pas encore un jugement
Les conclusions présentées lundi ne constituent pas une décision de justice. La rapporteure publique propose une solution aux juges, qui restent libres de la suivre ou non, rappelle le Conseil d’État.
Le tribunal administratif de Lyon a mis les affaires en délibéré, sans date de jugement précisée dans les informations publiées. À ce stade, les élections de Vénissieux et de Vaulx-en-Velin ne sont pas annulées. Seule la décision du tribunal permettra de savoir si les électeurs devront retourner aux urnes.
