La séquence diplomatique entre Alger et Washington se poursuit au plus haut niveau. En marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a tenu une séance de travail avec Christopher Landau, numéro deux de la diplomatie américaine.
Des domaines prioritaires non précisés
Selon le ministère algérien des Affaires étrangères, les deux responsables ont dressé un état des lieux des relations entre l’Algérie et les États-Unis. Ils ont réaffirmé leur volonté de « poursuivre le renforcement des relations et leur élargissement aux domaines prioritaires ».
Les échanges ont également porté sur plusieurs questions régionales et internationales inscrites à l’ordre du jour de l’ONU, sans que les dossiers concernés soient nommément cités.
Énergie, commerce et investissements au cœur du dialogue
Les précédents échanges entre Ahmed Attaf et Christopher Landau permettent néanmoins d’identifier les principaux axes du dialogue algéro-américain. Lors de la visite du responsable américain à Alger en avril 2026, les deux parties avaient cité l’énergie, l’investissement, l’innovation, le commerce, l’agriculture, le transport aérien et l’enseignement supérieur parmi leurs domaines prioritaires.
Cette précédente rencontre avait également porté sur la situation au Sahel et le processus politique relatif au Sahara occidental. Rien ne permet cependant d’affirmer que l’ensemble de ces sujets a été repris en détail lors de la réunion de New York.
Durant cette même visite d’avril, Christopher Landau avait été reçu par le président Abdelmadjid Tebboune aux côtés du commandant de l’Africom. Les discussions avaient alors mis en avant les dimensions politique, économique et sécuritaire de la relation entre les deux pays.
Une concertation sans décision annoncée
La réunion de New York confirme ainsi la continuité des contacts entre Alger et Washington. Elle intervient dans un cadre essentiellement politique, alors que les deux capitales cherchent à approfondir leur coopération économique tout en maintenant leurs consultations sur les crises régionales.
