À quelques semaines du retour en classe, le gouvernement accélère la livraison des infrastructures scolaires. Le programme annoncé représente 207 écoles primaires, 122 collèges et 56 lycées, pour un investissement global de 115 milliards de dinars.
Ces établissements doivent notamment renforcer l’offre scolaire dans les nouvelles cités intégrées, où la construction de logements augmente rapidement les besoins en salles de classe. La rentrée des élèves est fixée au lundi 21 septembre 2026.
Une majorité des livraisons prévue en septembre
Mohamed Tarek Belaribi, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire, a présenté ce programme le 17 août, lors d’une réunion nationale d’évaluation des projets de son secteur.
Sur les 385 structures prévues durant l’année, 270 doivent être réceptionnées en septembre. Parmi elles, 115 l’étaient déjà au moment de l’annonce ministérielle. Il reste donc 155 établissements à achever ou à réceptionner au cours du mois précédant la rentrée. Les 115 autres structures inscrites au programme annuel sont attendues avant la fin de décembre.
Le ministère de l’Habitat a appelé les différents intervenants à renforcer leur coordination afin de garantir la disponibilité des infrastructures et d’accueillir les élèves dans de bonnes conditions. L’APS confirme que la majorité des établissements doit être réceptionnée en septembre.
La carte des ouvertures reste inconnue
L’annonce nationale ne s’accompagne pas encore d’une liste détaillée. Les wilayas, communes et cités concernées n’ont pas été précisées. Le nombre d’écoles primaires, de collèges et de lycées programmés dans chaque territoire reste également inconnu.
Un enjeu majeur dans les nouvelles cités
La priorité accordée aux structures scolaires répond au développement de nouveaux quartiers d’habitation. Dans plusieurs cités, l’arrivée des familles précède parfois la mise en service de l’ensemble des équipements publics, ce qui reporte les élèves vers des établissements voisins.
Les nouvelles écoles peuvent contribuer à rapprocher les enfants de leur domicile et à mieux répartir les effectifs. Leur effet réel sur les classes surchargées ne pourra toutefois être mesuré qu’une fois connus leur capacité d’accueil, le nombre d’élèves inscrits et la situation des établissements déjà présents dans chaque commune.
Le montant de 115 milliards de dinars couvre la réalisation des 385 structures.
