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Ayoub toujours bloqué à El Bayadh la Protection civile redoute le pire

L’inquiétude grandit autour du sort du petit Ayoub, toujours inaccessible quatre jours après sa chute dans un puits à El Bayadh. Un responsable de la Protection civile estime désormais ses chances de survie « très faibles ».

Crédit photo : Protection civile - Facebook

L’inquiétude grandit autour du sort du petit Ayoub, toujours inaccessible quatre jours après sa chute dans un puits à El Bayadh. Un responsable de la Protection civile estime désormais ses chances de survie « très faibles ».

Les mots employés par la Protection civile témoignent de la gravité de la situation. Alors que les opérations se poursuivent ce samedi 5 septembre à El Ghassoul, dans la wilaya d’El Bayadh, les autorités reconnaissent désormais que les conditions dans lesquelles se trouve Ayoub, âgé de 10 ans, laissent peu de place à l’optimisme.

Le lieutenant-colonel Nassim Bernawi, chargé de l’information à la Protection civile, a indiqué que les chances de retrouver l’enfant en vie étaient devenues « très faibles ». 

Aucun décès officiellement confirmé

La prudence reste cependant indispensable. À ce stade, la Protection civile n’a pas annoncé la mort d’Ayoub.

Nassim Bernawi a insisté sur l’impossibilité de déterminer avec certitude son état tant que les sauveteurs ne seront pas parvenus jusqu’à l’endroit où il se trouve. Les secours poursuivent donc l’intervention avec l’objectif de l’atteindre et de procéder à son extraction.

Une importante quantité de terre complique l’accès

La déclaration de Nassim Bernawi s’accompagne de nouvelles précisions sur les difficultés rencontrées sous terre.

Selon le responsable de la Protection civile, les premières interventions ont permis d’établir qu’Ayoub se trouvait à une profondeur importante, avec une quantité considérable de terre au-dessus de sa position supposée. Cette configuration a rendu impossible une intervention directe par le puits dans lequel l’enfant est tombé.

Les équipes ont également découvert que le conduit n’était pas parfaitement vertical. Sa trajectoire irrégulière oblige les spécialistes à déterminer avec une grande précision la direction à suivre pour ne pas s’éloigner de la zone où se trouve l’enfant.

À cela s’ajoutent des couches rocheuses particulièrement dures et un risque permanent d’effondrement, qui imposent une progression lente.

Les sauveteurs sont descendus dans le puits parallèle

Pour contourner ces obstacles, les équipes de secours ont creusé un second puits parallèlement au conduit d’origine.

Des membres de la Protection civile sont désormais descendus dans cet accès afin de poursuivre les travaux à proximité de la position présumée d’Ayoub. L’objectif consiste à ouvrir un passage horizontal permettant de rejoindre le puits où se trouve l’enfant.

Cette phase constitue l’une des plus délicates de toute l’opération. Le travail doit être réalisé avec une extrême prudence pour éviter de déstabiliser la terre et les roches situées autour du garçon.

Les équipes spécialisées, appuyées par des experts et des techniciens du forage, travaillent sans interruption. Différents engins sont utilisés lorsque la configuration le permet, tandis qu’une partie des opérations doit être effectuée manuellement.

Quatre jours sans contact direct avec Ayoub

L’incertitude est d’autant plus forte que les sauveteurs ne disposent plus de contact direct avec l’enfant.

Après sa chute, Ayoub avait pu répondre à son père. Celui-ci a raconté que son fils l’avait appelé à l’aide depuis le fond du puits. Les membres de la Protection civile avaient également réussi à lui faire parvenir une lampe, que l’enfant avait saisie. Son père affirme que sa voix a ensuite cessé d’être entendue après le début des travaux autour du conduit.