Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, donne aux établissements concernés jusqu’au 15 novembre 2026 pour achever l’activation du dossier médical électronique. Des rapports hebdomadaires devront permettre de suivre l’avancement du projet.
Le déploiement du dossier médical électronique entre dans sa dernière phase en Algérie. Réuni lundi 7 septembre avec les responsables du secteur, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a fixé au 15 novembre 2026 la date limite pour achever son activation dans les établissements concernés.
Cette échéance est présentée comme non prorogeable. Elle ne signifie pas que le dossier médical électronique est déjà généralisé dans l’ensemble du pays. Plusieurs structures l’utilisent, mais d’autres doivent encore réunir les moyens nécessaires à son fonctionnement.
La réunion s’est déroulée à distance avec des cadres de l’administration centrale, les directeurs généraux des centres hospitalo-universitaires, les responsables des établissements publics hospitaliers ainsi que les directeurs de la santé et de la population.
Les moyens doivent être mobilisés dès le 8 septembre
Le ministre a demandé aux établissements de commencer, dès mardi 8 septembre, à mobiliser les équipements techniques et logistiques indispensables au déploiement du dispositif.
Chaque structure doit suivre le calendrier détaillé transmis par les services du ministère. Le ministre a demandé que l’opération soit menée sans report, sans exception et sans activation partielle.
Une feuille de route doit également être élaborée dans chaque établissement. Elle devra présenter les différentes étapes nécessaires à la mise en service complète du système.
Les établissements ayant déjà activé le dossier médical électronique sont appelés à accompagner ceux qui rencontrent encore des difficultés. Ce soutien doit prendre la forme d’un partage d’expérience et d’une assistance technique.
Un responsable permanent dans chaque établissement
Le ministère veut renforcer le suivi local du projet. Chaque établissement devra désigner un responsable permanent chargé du dossier de la numérisation.
Cette personne servira d’interlocuteur direct aux services centraux. Elle devra établir chaque semaine un rapport précis sur l’état d’avancement du déploiement, les difficultés rencontrées et les besoins restant à couvrir.
Le respect du calendrier entrera par ailleurs dans les critères utilisés pour évaluer les établissements de santé et leurs responsables.
Une enveloppe issue du budget supplémentaire accordé au secteur doit financer une partie des équipements et des moyens nécessaires.
Que contiendra le dossier médical électronique ?
Selon le ministère, le dispositif ne doit pas se limiter à une copie numérique du dossier papier. Il doit regrouper les informations relatives à l’état de santé du patient et à son parcours de soins.
L’objectif affiché est de faciliter le suivi médical, d’améliorer la circulation des informations entre les services et de limiter la répétition inutile de certains examens. Le ministère évoque également une gestion plus transparente des établissements et une meilleure utilisation des ressources disponibles.
Le dossier médical électronique doit ainsi permettre aux professionnels autorisés de retrouver plus rapidement les antécédents, les consultations, les examens et les traitements d’un patient. La liste précise des informations accessibles et les modalités de consultation n’ont cependant pas encore été détaillées publiquement.
Le Plan national de déploiement du système avait déjà fait l’objet d’une première semaine de formation ouverte le 26 juillet. Cette étape devait préparer les personnels à l’utilisation du nouvel outil.
Plusieurs questions restent sans réponse
L’activation technique du système ne garantit pas, à elle seule, son utilisation complète. Le fonctionnement du dossier dépendra notamment de la disponibilité des équipements, de la qualité des connexions, de la formation du personnel et de la compatibilité des logiciels utilisés.
Le ministère n’a pas encore publié de taux national de déploiement. La liste des établissements déjà opérationnels ou accusant un retard n’est pas davantage disponible.
Les conditions d’accès des patients à leurs informations restent également à préciser. Aucun portail national, calendrier d’ouverture au public ou mécanisme de rectification des données n’a été annoncé dans les comptes rendus consultés.
La protection des informations médicales constituera un autre enjeu majeur. Les autorités devront notamment préciser les règles d’accès, les dispositifs de sécurité, la conservation des données et la procédure applicable en cas d’incident informatique.
