L’Algérie et l’Égypte cherchent à donner une nouvelle impulsion à leur coopération industrielle. Farid Kourtel a reçu jeudi 10 septembre, au siège du ministère de l’Industrie, une délégation égyptienne conduite par l’ambassadeur d’Égypte en Algérie, Abdel Latif Al-Layeh. La rencontre a notamment permis d’examiner des opportunités d’investissement et de futurs partenariats entre entreprises des deux pays.
Des groupes industriels égyptiens présents
La délégation comprenait des responsables d’Al Zaama Holding et de Continental Iron and Steel. Plusieurs cadres du ministère de l’Industrie ont également pris part aux échanges.
Les discussions ont porté sur le développement de la coopération industrielle et de l’investissement, mais aussi sur les possibilités de transfert et de partage d’expérience entre les opérateurs économiques algériens et égyptiens. L’objectif affiché est d’aller vers une plus grande complémentarité industrielle et de faire émerger des projets bénéficiant aux deux économies.
Alger met en avant les facilités accordées aux investisseurs
Farid Kourtel a profité de la rencontre pour mettre en avant le cadre algérien de l’investissement et les mesures destinées à faciliter l’installation des opérateurs étrangers. Le ministre a invité les investisseurs égyptiens à saisir les possibilités offertes par la législation en vigueur.
Le ministère de l’Industrie a également fait savoir qu’il entend accompagner les investisseurs dans la concrétisation de leurs projets et contribuer à lever les difficultés susceptibles de ralentir leur réalisation. Alger souhaite ainsi favoriser des partenariats équilibrés et renforcer la présence de projets industriels productifs.
Du côté égyptien, la délégation a exprimé son intérêt pour un renforcement de sa présence en Algérie. Les représentants présents ont fait part de leur volonté d’examiner de nouveaux projets industriels en s’appuyant sur les dispositifs d’incitation proposés aux investisseurs.
Une coopération économique déjà relancée
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large entre Alger et Le Caire. En novembre 2025, la neuvième session de la Haute Commission mixte algéro-égyptienne avait débouché sur plusieurs accords, mémorandums et programmes de coopération couvrant notamment l’industrie, le commerce, l’énergie et l’investissement. Les deux gouvernements avaient alors affiché leur volonté de favoriser les investissements conjoints et d’intensifier les échanges économiques.
Une commission technique consacrée à la coopération en matière d’investissement avait également tenu sa première réunion au Caire. Les deux parties avaient convenu d’organiser sa deuxième réunion en Algérie en 2026.
L’intérêt de groupes égyptiens pour l’industrie algérienne s’est par ailleurs manifesté ces derniers mois. En avril 2026, l’Agence algérienne de promotion de l’investissement avait reçu une délégation du groupe égyptien Ezz Steel pour étudier des possibilités d’investissement dans la sidérurgie, notamment autour d’un projet de production de fer à réduction directe.
Transformer les discussions en projets
La réunion intervient quelques jours seulement après l’arrivée de Farid Kourtel à la tête du ministère de l’Industrie. Nommé le 2 septembre par le président Abdelmadjid Tebboune, il a succédé à Yahia Bachir.
Alger et Le Caire ont indiqué vouloir poursuivre les consultations engagées. La prochaine étape sera désormais de convertir les opportunités examinées en projets industriels concrets, aucun nouvel accord ni investissement chiffré n’ayant encore été officiellement annoncé à l’issue de cette rencontre.
