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Culture

Djanet accueillera le premier Festival international de l’art rupestre !

Du 19 au 24 octobre 2026, chercheurs, artistes et professionnels du patrimoine se retrouveront à Djanet pour une manifestation consacrée aux richesses rupestres algériennes. L’événement veut aussi poser les bases d’un tourisme culturel compatible avec la protection du Tassili N’Ajjer.

Crédit photo : D.R

Du 19 au 24 octobre 2026, chercheurs, artistes et professionnels du patrimoine se retrouveront à Djanet pour une manifestation consacrée aux richesses rupestres algériennes. L’événement veut aussi poser les bases d’un tourisme culturel compatible avec la protection du Tassili N’Ajjer.

À Djanet, la valorisation de l’art rupestre concerne directement les habitants, les guides, les artisans et les opérateurs touristiques. La ville accueillera, pendant six jours, la première édition du Festival international de l’art rupestre en Algérie, organisée sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts.

La manifestation associera recherche scientifique, création artistique et réflexion sur la conservation. Elle doit mettre en valeur les sites du Sud algérien tout en examinant les conditions de leur exploitation touristique durable, selon l’APS.

Un programme scientifique et artistique

Le festival accueillera une rencontre scientifique internationale consacrée à l’étude et à la préservation de l’art rupestre algérien. Des chercheurs, des experts, des institutions spécialisées et des responsables de la protection du patrimoine doivent y présenter leurs travaux et échanger sur les méthodes de documentation et de conservation.

Des expositions thématiques montreront la diversité des peintures et gravures présentes dans différentes régions du pays, notamment au sein des parcs culturels. Un forum réunira également les acteurs concernés par la protection et la valorisation des sites.

Le programme comprend par ailleurs des journées du film archéologique et une résidence destinée aux étudiants des écoles des beaux-arts. Cette dernière se déroulera dans la ville de Djanet, afin d’établir un lien entre le patrimoine préhistorique et la création contemporaine.

Les organisateurs souhaitent faire de cette manifestation un rendez-vous annuel. Le projet prévoit également la publication d’une revue scientifique spécialisée, l’organisation régulière d’expositions et la création d’un espace permanent de concertation.

Le Tassili N’Ajjer au centre de l’événement

Le choix de Djanet est directement lié à sa proximité avec le Tassili N’Ajjer. Classé au patrimoine mondial depuis 1982, ce territoire abrite l’un des ensembles d’art rupestre préhistorique les plus importants au monde.

Plus de 15 000 dessins et gravures y ont été recensés, selon l’Unesco. Ces œuvres permettent de suivre les transformations du climat, les migrations de la faune et l’évolution des sociétés humaines depuis environ 6000 avant notre ère jusqu’aux premiers siècles de notre ère.

Les représentations constituent donc une source scientifique majeure pour comprendre l’histoire du Sahara. Leur intérêt dépasse le seul domaine artistique et englobe l’archéologie, l’environnement, l’anthropologie et l’étude des modes de vie anciens.

Le festival entend renforcer la documentation de ce patrimoine et favoriser la diffusion des résultats de la recherche. La liste des communications scientifiques, des chercheurs invités et des institutions représentées n’a toutefois pas encore été publiée.