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Le colloque sur la culture de la résistance clôturé à Alger

Après trois jours de travaux à Béjaïa, le colloque international consacré à la culture de la résistance s’est achevé vendredi 21 août au Musée national du Moudjahid, à Alger. La rencontre a réuni des chercheurs algériens et étrangers autour de l’histoire, de la mémoire et de leur transmission.

Crédit photo : APS

Après trois jours de travaux à Béjaïa, le colloque international consacré à la culture de la résistance s’est achevé vendredi 21 août au Musée national du Moudjahid, à Alger. La rencontre a réuni des chercheurs algériens et étrangers autour de l’histoire, de la mémoire et de leur transmission.

La réflexion scientifique ouverte à Béjaïa s’est conclue dans la capitale. Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a présidé la cérémonie de clôture aux côtés du secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad.

Intitulé « La culture de la résistance, entre histoire, mémoire et imaginaire », le colloque s’inscrivait dans les célébrations du 70e anniversaire du Congrès de la Soummam. Il a également coïncidé avec la Journée nationale du moudjahid, qui commémore l’Offensive du Nord-Constantinois du 20 août 1955 et le Congrès de la Soummam du 20 août 1956.

Trois jours de débats scientifiques

Les travaux ont rassemblé des universitaires, des historiens et des spécialistes venus d’Algérie et de l’étranger. La cérémonie de clôture s’est également déroulée en présence du secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine, de représentants des autorités civiles et militaires et de cadres des institutions partenaires.

Durant trois jours, les participants ont étudié les différentes dimensions de la résistance. Les communications ont notamment porté sur la lutte contre le colonialisme, la préservation du patrimoine historique et culturel, les archives ainsi que la place de la mémoire collective dans la construction de l’identité nationale.

Les débats ont aussi abordé la continuité entre les différentes étapes de la résistance algérienne. Plusieurs intervenants ont présenté la Révolution du 1er Novembre 1954 comme le prolongement historique du modèle de lutte incarné par l’Émir Abdelkader.

La mémoire, un enjeu de souveraineté

Le colloque a accordé une place importante à la dimension africaine et universelle des luttes de libération. L’historien camerounais Fernando Lige Ngamba a estimé que la résistance se poursuivait au-delà des affrontements militaires grâce à « la transmission intergénérationnelle ».

Il a également affirmé que « la mémoire est une question de souveraineté », insistant sur la nécessité de préserver les archives, de protéger le patrimoine et de documenter les récits historiques. Les échanges ont souligné que la mémoire se transmet aussi par les récits populaires, la littérature, les chants et les différentes formes d’expression culturelle.

De son côté, Si El Hachemi Assad a réaffirmé l’engagement du HCA en faveur de la préservation et de la valorisation de la mémoire nationale, en coordination avec les secteurs concernés.

Une coordination institutionnelle à renforcer

Lors de son intervention, Abdelmalek Tacherift a présenté la rencontre comme un espace académique fondé sur la rigueur scientifique. Il a salué la diversité des communications et des débats consacrés à l’étude de la culture de la résistance.

Le ministre a également appelé à poursuivre la coopération entre son département, le HCA, la Direction générale des Archives nationales, la Commission nationale pour l’histoire et la mémoire et les autorités locales.