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Petit Ayoub retrouvé mort à El Bayadh, quatre jours d’espoir s’achèvent dans le deuil

L’espoir auquel s’accrochait toute une famille, et avec elle une grande partie de l’Algérie, s’est éteint samedi soir. Ayoub, 10 ans, a été retrouvé mort au terme d’une opération de secours hors norme menée pendant quatre jours dans la wilaya d’El Bayadh.

Crédit photo : Protection Civile - Facebook

L’espoir auquel s’accrochait toute une famille, et avec elle une grande partie de l’Algérie, s’est éteint samedi soir. Ayoub, 10 ans, a été retrouvé mort au terme d’une opération de secours hors norme menée pendant quatre jours dans la wilaya d’El Bayadh.

Il n’y aura pas le dénouement que tout un pays espérait. Après quatre jours passés à creuser, sonder la roche et tenter de rejoindre l’enfant dans les entrailles de la terre, les secouristes ont finalement atteint Ayoub. Il était trop tard.

La Protection civile algérienne a annoncé samedi 5 septembre au soir que le garçon de 10 ans avait été localisé puis extrait sans vie du puits artésien dans lequel il était tombé mercredi, dans la région d’El Ghassoul, dans la wilaya d’El Bayadh.

La terrible nouvelle met fin à plusieurs jours d’attente, de prières et d’espoir. Depuis mercredi, le prénom d’Ayoub avait largement dépassé les frontières de son village. 

Quatre jours à tenter l’impossible

Tout avait commencé mercredi 2 septembre au village d’El Rekn, dans la commune d’El Ghassoul. Ayoub avait chuté dans un forage artésien à sec d’une profondeur totale d’environ 80 mètres et dont l’ouverture ne mesurait qu’une quarantaine de centimètres.

Très vite, la configuration des lieux avait transformé le sauvetage en une intervention d’une extrême complexité. Le puits, étroit, irrégulier et dépourvu de soutènement métallique, ne permettait pas à un sauveteur d’y descendre directement. La nature du sol et la présence de couches rocheuses rendaient également chaque mouvement dangereux.

Il avait alors fallu imaginer une autre voie. À quelques mètres du conduit, les équipes avaient entrepris le creusement d’un second puits parallèle. Une fois la profondeur nécessaire atteinte, des secouristes étaient descendus pour tenter d’ouvrir un passage horizontal vers l’endroit où Ayoub était supposé se trouver. Experts, techniciens et engins de chantier avaient été mobilisés dans une opération menée sans interruption.

L’Algérie avait retenu son souffle

L’histoire du garçon avait provoqué une profonde émotion dans le pays. Les appels à sauver Ayoub s’étaient multipliés tandis que les images des engins creusant à proximité du puits circulaient massivement.

Samedi encore, au quatrième jour des recherches, les opérations continuaient malgré des signes de plus en plus inquiétants. Les sauveteurs se heurtaient à une épaisse masse de terre et à une configuration souterraine difficile à déterminer avec précision.

Le directeur général de la Protection civile, le colonel Boualem Boughlaf, s’était lui-même déplacé sur le site afin de suivre l’intervention et les moyens engagés.

Jusqu’aux dernières heures, aucune conclusion définitive n’avait été annoncée. Les équipes continuaient à creuser parce qu’elles n’avaient pas encore atteint l’enfant.

Ayoub finalement atteint

La confirmation est tombée samedi soir. La Protection civile a annoncé avoir finalement déterminé l’endroit où se trouvait Ayoub avant de procéder à son extraction. L’enfant était décédé.

Dans son message, l’institution a présenté, au nom de sa direction et de l’ensemble de ses personnels, ses condoléances à la famille et aux proches du garçon. Elle a également rappelé l’ampleur des moyens humains et matériels mobilisés aux côtés des autorités locales, des différents organismes et des intervenants privés pour tenter de mener l’opération à son terme.

Pendant quatre jours, des hommes courageux ont creusé dans une terre difficile, avec une seule idée : parvenir jusqu’à cet enfant.

Un prénom devenu celui de tout un pays

Il restera les images de cette mobilisation, les engins alignés dans cette étendue aride d’El Bayadh, les sauveteurs descendant sous terre et cette attente qui semblait ne jamais devoir finir.

Il restera surtout un prénom : Ayoub. Celui d’un garçon de 10 ans dont le drame intime est devenu, pendant quatre jours, une histoire suivie bien au-delà de sa famille et de son village.

Samedi soir, il n’est plus question de savoir combien de mètres séparent encore les secours de l’enfant. La course contre la montre est terminée. Après quatre jours d’espoir, l’Algérie est désormais confrontée au deuil.