L’Algérie conservera en octobre son niveau de production pétrolière fixé à 1,007 million de barils par jour. Cette pause, décidée avec six autres membres de l’Opep+, doit permettre d’observer l’évolution du marché avant une nouvelle réunion prévue le 4 octobre.
Pas de nouvelle hausse de la production algérienne en octobre. Réunis dimanche 6 septembre par visioconférence, sept pays de l’Opep+ ont décidé de maintenir les niveaux déjà retenus pour septembre.
Le groupe rassemble l’Algérie, l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan et Oman. Ces pays avaient adopté des réductions volontaires supplémentaires de leur production en 2023.
Un quota algérien inchangé
Le niveau attribué à l’Algérie reste fixé à 1,007 million de barils par jour. Ce seuil avait été atteint en septembre, après une hausse de 6 000 barils par jour accordée au pays lors de la précédente réunion.
L’Algérie retrouve ainsi un niveau de production supérieur au million de barils quotidiens, après plusieurs années marquées par les limitations décidées au sein de l’alliance. En juillet, sa production réelle avait atteint environ 995 000 barils par jour, selon les données alors rapportées par l’Opep.
Pourquoi l’Opep+ marque une pause
Cette décision intervient après plusieurs mois d’augmentation progressive de la production. En septembre, les sept pays avaient relevé leur offre collective de 188 000 barils par jour, achevant la suppression graduelle d’une réduction volontaire de 1,65 million de barils quotidiens adoptée en 2023.
L’Opep+ choisit désormais d’attendre avant d’injecter de nouveaux volumes. La situation du marché reste incertaine, notamment en raison des perturbations touchant les exportations au Moyen-Orient et des écarts constatés entre les quotas annoncés et la production réelle de certains pays.
L’alliance doit également réévaluer les capacités de production de ses membres afin de préparer les niveaux de référence pour 2027.
Une stabilité jugée préférable à une nouvelle hausse
En maintenant son quota, l’Algérie évite de contribuer immédiatement à une augmentation supplémentaire de l’offre mondiale. Une production plus importante peut renforcer les volumes exportés, mais elle risque aussi d’exercer une pression sur les cours si la demande ne progresse pas au même rythme.
Pour Alger, l’enjeu consiste donc à trouver un équilibre entre le volume vendu et le prix du baril. Les recettes pétrolières dépendent de ces deux facteurs et jouent un rôle important dans le financement des dépenses publiques et les équilibres extérieurs du pays.
Le ministère des Hydrocarbures présente le maintien décidé pour octobre comme une réponse à l’évolution du marché pétrolier international.
Une décision susceptible d’être révisée
La pause décidée pour octobre n’est pas définitive. Les sept pays continueront de se réunir chaque mois et pourront modifier leur trajectoire en fonction de l’offre, de la demande, des prix et du respect des engagements de production.
Ils ont également réaffirmé leur volonté de se conformer à la Déclaration de coopération encadrant l’Opep+. La prochaine réunion est programmée le 4 octobre. Elle sera consacrée à l’examen du marché et aux niveaux de production de novembre.
