Abdelmadjid Tebboune a présidé, mardi 8 septembre, une réunion sur la transformation d’une caserne militaire du Tanezrouft en établissement pénitentiaire. La future prison doit accueillir les principaux narcotrafiquants, mais son calendrier et ses capacités restent inconnus.
Le projet de prison du Tanezrouft entre dans une nouvelle phase. Six jours après son annonce, le président Abdelmadjid Tebboune a réuni les responsables civils et militaires chargés de préparer la transformation du site et son transfert au ministère de la Justice. La séance de travail a porté sur l’avancement des opérations engagées dans cette ancienne caserne de l’Armée nationale populaire.
Responsables militaires et judiciaires réunis
Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP, a participé à la réunion. Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, était également présent.
La séance s’est tenue en présence de hauts responsables militaires et du directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion. Cette composition reflète la double dimension du projet : le site relève encore de l’institution militaire, tandis que sa future gestion doit être confiée au ministère de la Justice.
Une décision prise le 2 septembre
Le principe de cette transformation avait été annoncé le 2 septembre, à l’issue d’une réunion du Haut Conseil de sécurité présidée par Abdelmadjid Tebboune. Les autorités avaient alors présenté le futur établissement comme une prison de haute sécurité destinée aux barons et aux grands trafiquants de drogue. Situé dans le Grand Sud, le Tanezrouft couvre un territoire saharien très étendu.
Les critères de transfert restent inconnus
Les autorités présentent la future prison comme un instrument de lutte contre les réseaux de narcotrafic. Elles n’ont cependant pas défini publiquement les critères qui permettront de déterminer quels détenus pourront y être transférés.
La communication présidentielle ne précise pas si l’affectation dépendra de la qualification pénale retenue, du niveau de responsabilité au sein d’un réseau, de la durée de la condamnation ou de considérations de sécurité.
