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Renouvellement des bus : quatre banques proposent jusqu’à 90 % de financement !

Le CPA a rejoint la BADR, la BNA et la BEA dans le financement des autobus neufs destinés à remplacer les véhicules anciens. Les offres affichent des conditions proches, mais leur coût réel dépendra des garanties, des frais et de l’articulation avec l’aide de l’État.

Crédit photo : D.R

Le CPA a rejoint la BADR, la BNA et la BEA dans le financement des autobus neufs destinés à remplacer les véhicules anciens. Les offres affichent des conditions proches, mais leur coût réel dépendra des garanties, des frais et de l’articulation avec l’aide de l’État.

Les transporteurs disposent désormais de quatre offres bancaires publiques pour renouveler leurs véhicules. Le Crédit populaire d’Algérie (CPA) est le dernier établissement à avoir annoncé un financement pouvant couvrir jusqu’à 90 % du prix TTC d’un bus neuf.

Cette formule complète les dispositifs déjà présentés par la Banque de l’Agriculture et du Développement rural (BADR), la Banque nationale d’Algérie (BNA) et la Banque extérieure d’Algérie (BEA). Leur lancement accompagne le programme public de retrait progressif des autobus les plus anciens.

Des conditions proches au CPA, à la BNA et à la BEA

Le CPA s’adresse aux personnes physiques et morales autorisées à exercer dans le transport collectif. Son crédit couvre jusqu’à 90 % du prix TTC d’un véhicule acheté auprès d’un fournisseur agréé. L’apport personnel minimal est fixé à 10 %, pour une durée pouvant atteindre dix ans.

La banque applique un taux annuel de 5,5 % hors taxes et accorde un différé de remboursement de six mois, selon les conditions rapportées par l’APS.

La BNA affiche un dispositif comparable. Elle peut financer jusqu’à 90 % de la valeur du bus, avec un apport d’au moins 10 %, une durée maximale de dix ans et un différé pouvant atteindre six mois. Le taux annoncé est également de 5,5 % hors taxes, ou une marge bénéficiaire équivalente selon la formule retenue. Les informations publiées font état d’échéances annuelles, dont les modalités doivent être précisées dans le contrat, rapporte Algérie Eco.

La BEA propose, elle aussi, une couverture maximale de 90 % du prix TTC et exige un apport minimal de 10 %. Le taux est fixé à 5,5 % hors taxes sur le montant effectivement mobilisé. Le remboursement peut s’étaler sur dix ans, différé compris.

Une formule classique ou islamique à la BADR

La BADR se distingue en proposant deux modes de financement. Les transporteurs peuvent choisir un crédit classique ou une formule de finance islamique fondée sur la Mourabaha.

L’offre peut couvrir jusqu’à 90 % du coût TTC du bus, avec une contribution personnelle de 10 %. La durée de remboursement atteint dix ans et le délai de grâce est fixé à six mois, selon l’APS.

L’aide de l’État soumise à une procédure distincte

Le programme public prévoit une contribution de l’État équivalant à 20 % du prix du nouveau bus, un apport de 10 % du transporteur ainsi que des exonérations de droits de douane et de TVA. Un arrêté interministériel encadre également l’importation de 10 000 autobus bénéficiant d’allègements fiscaux.

Une différence subsiste toutefois entre les périmètres annoncés. Les offres bancaires visent généralement le remplacement des bus âgés de plus de 25 ans. La première phase administrative engagée dans plusieurs wilayas concerne, elle, les véhicules âgés de 30 ans ou plus.

L’accès aux aides dépend ainsi de l’attestation d’éligibilité délivrée par les services chargés des transports. 

Un dossier administratif puis bancaire

Le transporteur doit d’abord déposer une demande de remplacement auprès de la direction des transports de sa wilaya. Le dossier comprend notamment la décision originale d’exploitation, la fiche horaire ou d’itinéraire et la carte d’immatriculation de l’ancien autobus.

Une première attestation permet ensuite de remettre le véhicule à une unité de récupération. Après cette opération, un second document autorise le transporteur à poursuivre l’acquisition du bus neuf et à solliciter une banque.

Pour le volet bancaire, la liste publiée par la BNA donne une indication des pièces susceptibles d’être exigées. Elle comprend la demande de financement, l’attestation d’éligibilité, le registre de commerce, la facture pro forma du bus, les devis d’assurance, la décision d’affectation de la ligne, l’autorisation de transport et la licence d’exploitation.

La banque demande également des justificatifs fiscaux et sociaux, une autorisation de consulter la Centrale des risques et un engagement de domiciliation du chiffre d’affaires. Les sociétés doivent ajouter leurs statuts, leur numéro d’identification fiscale et leurs derniers documents comptables.

La BEA exige notamment un gage sur le véhicule financé, une assurance tous risques avec subrogation au profit de la banque et, pour les personnes physiques, une assurance décès-invalidité.

Aucun crédit accordé automatiquement

Le plafond de 90 % ne constitue pas un droit automatique. Chaque banque examinera la situation financière du demandeur, sa capacité de remboursement, ses autorisations d’exploitation et ses éventuels engagements antérieurs.